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Le marathon

Le ski nautique de vitesse a acquis ses lettres de noblesse avec deux compétitions de prestige. La première, existant depuis 50 ans, la Classique Catalina disputée à Long Beach, Californie, où a particulièrement brillé Chuck Stearns, un Américain qui en était à sa 34ème participation. Il a gagné à onze reprises, une première fois en 1955 et la dernière en 1982. Ce dernier a également excellé en ski nautique classique, en participant à six championnats mondiaux au sein de l'équipe américaine. Le record du parcours de 116 km est de 54 minutes 56 secondes, Mason Thompson 1987.

En 1998, lors du cinquantième anniversaire de cette prestigieuse classique, une québécoise, Maryse Leclerc a gagné l'épreuve dans la catégorie des femmes séniors. Il s'agissait d'une première victoire pour une canadienne, elle a supplanté une américaine membre de l'Équipe américaine au cours des 8 dernières années. Maryse avait également participé au Mondial de 91 en Australie.

La deuxième, la Bridge to Bridge en Australie, qui regroupe au-delà de 800 participants, est une épreuve existant depuis 44 ans. Elle est de 100 kilomètres et le record de 46 minutes 41 secondes est détenu par le duo des frères Hardaker. Cette compétition s'effectue exclusivement en duo. Mario Regimballe a représenté le Canada en 1997.

Les championnats mondiaux existent depuis maintenant 22 ans. Le Canada a délégué pour la première fois une équipe composée exclusivement de Québécois aux derniers championnats mondiaux en Italie en 1990. Elle était composée des frères Alain et Bruno Ducharme, Denys Martin et Richard Sirois. Le Canada a pris le 6ème rang, Bruno Ducharme a particulièrement brillé avec un 8ème rang. La semaine suivante, il a récolté une médaille de bronze à la 13ème Classique Giro Del La Rio, au Lac de Côme en Italie, contre les meilleurs au monde. Il a maintenu une vitesse moyenne de 134 km/h sur un parcours de 135 kilomètres. Depuis, des Québécoises et Québécois ont représenté le Canada aux championnats mondiaux en Australie en 1991, en France en 1993, en Belgique en 1995, en Australie en 1997 et en Espagne en 1999.

Denys Martin et Mario Regimballe ont participé à deux reprises en Australie. Le Québec fait office de pionnier de la discipline marathon et vitesse. C'est la seule province structurée avec son propre circuit implanté depuis huit ans.

Les records

Maurice Bouffard et Louis Simard détiennent deux records en duo; en 1966, ils ont parcouru la distance Montréal-Québec aller-retour, 520 kilomètres, en 13 heures 30 minutes, incluant un arrêt de 30 minutes à Québec. Ils ont récidivé en 1968 au Lac des Régates de l'Île Notre-Dame à Terre des Hommes, Montréal, en tournant sur un circuit fermé durant 13 heures 8 minutes pour 555,2 kilomètres sans arrêt.

Bruno Ducharme détient le record solo du Super Marathon Québec / Trois-Rivières / Montréal aller-retour, 520 kilomètres, 5 heures 28 minutes 54 secondes. Le 260 kilomètres Québec / Trois-Rivières / Montréal, 2 heures 30 minutes 28 secondes, détenu par l'américain Kirk Book. Le 125 kilomètres Québec / Trois-Rivières, I heure 7 minutes 38 secondes, par Alain Ducharme. Le 135 kilomètres Trois-Rivières / Montréal, 1 heure 19 minutes 40 secondes, par Bruno Ducharme. Alain Ducharme a gagné à 4 reprises le Québec/Montréal en ski nautique. Mario Regimballe en était à sa quatorzième participation en 1999.

La traversée du St-Laurent, Baie-Comeau / Matane / Baie-Comeau, 116 kilomètres, 1 heure 37 minutes, par Steve Long.

La traversée du lac St-Jean à Péribonka, 100 kilomètres, 1 heure 5 minutes 50 secondes, par Sébastien Gadbois.

Le 100 kilomètres du Memphrémagog, 59 minutes 17 secondes, par Alain Ducharme.

Les Québécois et Québécoises aux compétitions internationales : Patrick Bolduc 95/97, Raynald Boutin, Gerry Desrosiers , Alain Ducharme 89/91, Bruno Ducharme 89, Sébastien Gadbois 93, Yvon Gadbois 93, Maryse Leclerc 91, Denys Martin 91, Jean-Luc Montminy, Lysanne Pelletier 95, Marie-Josée Pelletier, Richard Pelletier 95, Mario Regimballe, Richer Robinson, Louis Simard *, Richard Sirois 89 . Les noms avec des années représentent une participation aux Championnats mondiaux. *Juge aux mondiaux de 91 à 97 et juge en chef au mondial de 99 en Espagne.

Travail d'équipe

Le ski nautique de vitesse demande un travail d'équipe où le pilote et la vigie ont des fonctions importantes pour la sécurité du skieur. Lorsqu'il existe une bonne complicité au sein de l'équipage, les courses deviennent des plus agréables.

La tâche du pilote est de mener l'équipage à travers l'épreuve, en conservant les meilleurs trajets dans les lignes droites, les virages et en dépassant les bateaux plus lents en gardant à l'esprit qu'il doit assurer la sécurité de son équipage et maintenir une vitesse accessible à son skieur.

La vigie assure le lien entre le pilote et le skieur. C'est elle qui indique au pilote d'aller plus vite ou moins vite, à la demande du skieur. Elle observera le parcours pour anticiper tout défi que le skieur peut relever et initier une plus grande vitesse.

Les signaux dans les épreuves de vitesse peuvent varier d'un équipage à l'autre, allant de signaux avec la main ou la tête. Ils se doivent d'être simples et bien compris avant de démarrer.

L'objectif du skieur est de maintenir la plus grande vitesse, sans chuter, pour gagner l'épreuve. Le plus grand défi pour le skieur est d'apprendre à se concentrer pour la durée de l'épreuve. Quand il aura maîtrisé cette valeur fondamentale, la balance est une affaire de technique, de dextérité, de détermination, d'équipage et d'un peu de chance.

Comment débuter

La meilleure façon de débuter est de vous informer auprès de la Fédération québécoise de ski nautique et de sa commission des marathons qui coordonne les activités du circuit depuis plus de quinze ans.

Vous pouvez obtenir auprès de cet organisme un livre de règlements régissant les différentes épreuves d'endurance et de vitesse sur skis nautiques. Les épreuves peuvent être disputées sur un circuit fermé, ou sur un parcours unidirectionnel. La commission des marathons de la Fédération a élaboré des règlements spécifiques à ce genre d'épreuve. Ces règlements sont en vigueur dans toutes les épreuves de marathon sanctionnées par la Fédération québécoise de ski nautique.

Les catégories des épreuves sont en fonction des groupes d'âge, similaires au classique et au pieds-nus. Exceptionnellement, on peut prendre en considération la longueur de bateau.

L'équipement

Cet équipement consiste en une bonne veste de sécurité et une combinaison qui protégeront les skieurs lors d'une mauvaise chute, une paire de lunettes (ski alpin), un casque protecteur et des gants.

La corde d'une longueur minimale de 21 mètres, peut atteindre entre 40 et 70 mètres à la convenance du skieur. Plus il va vite, plus elle est longue.

Règle générale, la corde est à deux poignées et préférablement avec courroies pour empêcher que la corde ne pénètre dans les hanches lorsque le skieur maintient les poignées à l'arrière du dos.

Cette position classique est adoptée par la plupart des skieurs. Les deux cordes passant de chaque côté du corps et retenues par une main à la base du dos, l'autre main tenant à l'avant de la corde ou une petite poignée à une longueur de bras pour garder son équilibre et absorber le mou de la corde.

Le ski

La plupart sont en bois. Étant plus pesants, ils sont plus stables à grande vitesse et en eaux troubles. Ils sont généralement plus longs que le ski de slalom régulier. Les fixations doivent permettre au skieur de faire corps avec son ski. Certains athlètes de haut niveau utilisent des bandes adhésives pour se protéger les chevilles.

Le départ

Vous êtes maintenant prêt pour le départ. Le bateau s'avance à la ligne, le skieur sur le franc-bord, le drapeau bleu s'élève à 5 minutes. Il est suivi d'un drapeau jaune à 3 minutes et à 30 secondes, le drapeau vert est hissé. C'est à ce moment que le skieur se laisse glisser dans l'eau et que le pilote a 30 secondes pour tendre la corde. Quand le drapeau est abaissé, c'est le signal d'une autre épreuve d'endurance et de vitesse où la dextérité, la stratégie, le travail d'équipe et la concentration sont le gage du succès et d'une compétition saine et SÉCURITAIRE.

Les principales règles sécuritaires des épreuves de vitesse

Le pilote regarde toujours en avant.

La vigie est toujours à l'intérieur du bateau, assise, et oberve en tout temps le skieur.

Le port de la veste de sécurité est obligatoire pour tous les skieurs. Dans la classe ouverte, il l'est également pour les pilotes et vigies.

Dans les circuits fermés, il n'y a aucun dépassement par la gauche.

Lors d'une chute, le drapeau orange est hissé ; le pilote ou la vigie qui suit lève le bras pour le signaler aux autres équipages.

On ne doit jamais suivre à moins de 100 mètres.